Souveraineté populaire

La souveraineté populaire est une théorie selon laquelle le titulaire de la souveraineté est le peuple et chaque citoyen en détient une fraction. Cette doctrine a été formulée par le philosophe français Jean-Jacques Rousseau dans son ouvrage intitulé Du Contrat social (1762).

D'après Rousseau, l'origine de la souveraineté est le peuple au sens d'un groupe d'individus vivant au même moment sur un territoire donné et liés par un lien de solidarité. Les individus sont libres et égaux et détiennent donc chacun une part égale de souveraineté qu'ils acceptent de mettre en commun pour faire du peuple la source du pouvoir. Cette hypothèse fonctionne uniquement si il y a unanimité, c'est pourquoi Rousseau estime que les minorités sont dans l'erreur et doivent se rallier à la majorité.

Cette vision de la souveraineté implique un suffrage nécessairement universel et deux systèmes de participation possibles :

  • Démocratie directe : C'est une forme de démocratie dans laquelle les citoyens votent eux-mêmes les lois et exercent directement le pouvoir sans intermédiaire. Ce système de participation, qui trouve son origine dans l'Athènes classique, n'est plus praticable de nos jours car la population est trop nombreuse.
  • Démocratie semi-directe : C'est une forme de démocratie qui combine à la fois certains aspects de la démocratie directe et de la démocratie représentative. Le pouvoir est exercé par des représentants élus par le peuple et disposant d'un mandat impératif, mais les citoyens peuvent tout de même intervenir directement dans l'exercice du pouvoir par la voie du référendum par exemple.

On oppose souvent la théorie de la souveraineté populaire à la théorie de la souveraineté nationale, selon laquelle la souveraineté appartient à la nation et est exercée uniquement par des représentants disposant d'un mandat représentatif.

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Dernière modification de cette page le 12 avril 2016.Modifier