Souveraineté nationale

La notion de souveraineté nationale a été développée par l'abbé Sieyès (1748-1836). Selon cette conception, la souveraineté appartient à une entité abstraite, collective et indivisible : la Nation. Cette dernière est composée non seulement des vivants, mais aussi des générations passées et des générations futures ; c'est ce qui la différencie du peuple.

La Nation étant une entité abstraite, elle ne peut pas exercer sa souveraineté et gouverner directement. Elle nécessite donc la mise en place d'un système de démocratie représentative dans lequel la participation des citoyens à l'exercice du pouvoir se limite à l'élection de représentants. Les représentants élus disposent d'un mandat représentatif, c'est à dire qu'ils sont libres dans l'exercice de leur fonction et non révocables.

La souveraineté nationale s'oppose à la théorie de la souveraineté populaire, qui implique de son côté un système de démocratie directe ou semi-directe dans lequel les représentants sont soumis à un mandat impératif, et où le peuple peut participer directement à l'exercice du pouvoir par le référendum.

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Dernière modification de cette page le 12 avril 2016.Modifier